Abidjan: des Journées pour parler de sûreté et sécurité nucléaires

ARSN - Autorité de radioprotection, de sûreté et de sécurité nucléaires

Radioprotection, Sûreté et Sécurité Nucléaires. Vous connaissez? Si non, l’occasion de reculer votre curiosité sera donnée en novembre, lors des premières "Journées de l'ARSN" organisées à Abidjan par l’Autorité de Radioprotection, de Sûreté et Sécurité Nucléaires (ARSN).

Il ne s’agit pas seulement d’une action de communication, mais de soulever la problématique générale des enjeux sécuritaires que recouvre l’utilisation des sources de rayonnements ionisantes. Notamment le recours éventuel à ces sources très délicates à des fins criminelles, comme l’a souligné mardi la Directrice générale de la structure étatique, Professeur KOUASSI GOFFRI Marie-Chantal qui échangeait avec la presse en prélude à l’évènement.

Substances très bénéfiques, mais dangereuses
Les rayonnements ionisants ont des propriétés très riches qui les rendent utiles dans plusieurs domaines, en premier la médecine moderne à travers la radiographie et les scanners. L’agriculture, les travaux publics, les transports et autres ont aussi recours aux sources ionisantes.

Mais il est impérieux de s’assurer que cette utilisation des sources de rayonnements ionisants est encadrée et s’exécute selon des normes garantissant l’intégrité physique et la santé des hommes et de l’environnement. D’où la création de l’ARSN sur recommandation de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Contrôler le stockage et le transport des substances
Créée par deux décrets en 2014 en application d’une loi datant de 2013, l’ARSN n’est devenue effectivement fonctionnelle qu’en 2016 avec pour charges, entre autres: d’inspecter les sites ou installations susceptibles d’abriter et d’utiliser des sources de rayonnements ionisants, de contrôler la gestion des déchets radioactifs de contrôler le transport des substances radioactives.

«Notre mission est de nous assurer de la qualité du matériel utilisé et de la compétence des personnes impliquées dans la manipulation des sources de rayonnements ionisants», a souligné Pr  KOUASSI GOFFRI qui avait à ses côtés de proches collaborateurs. Ainsi l’ouverture d’un centre de radiologie est soumise à une autorisation de l’ARSN.

Jusqu’ici  aucun stock illicite de sources ionisantes n’a été trouvée en Côte d’Ivoire a assuré la Directrice générale qui mise sur une collaboration étroite avec les pays frontaliers dont le Burkina Faso par exemple «pour savoir si le transit des produits ionisants n’est pas détourné au passage». 

L’utilisation dangereuse des sources de rayonnements ionisants se trouve dans le secteur de l’orpaillage où des déchets radioactifs sont déversés dans des cours d’eaux ou dans le couvert végétal.

Informer, pour limiter les risques pour l’homme
En plus de la réglementation et du contrôle, l’ARSN a pour mission d’informer et de sensibiliser le public sur les questions touchant à l’usage des sources de rayonnements ionisants. C’est d’ailleurs l’un des objectifs des prochaines Journées de l'ARSN.

«Nous voulons associer les médias, les ONG, la Société civile pour faire part du fait que nous sommes tous exposés à des rayonnements ionisants à faible dose et qu' à partir d'un certain seuil et dans cetaines condition, l’utilisation peut mettre en péril notre bien-être».

Les Journées de l'ARSN réuniront des entités ayant recours aux sources de rayonnements ionisants, une exposition de matériels servant au contrôle et des conférences publiques sur le sujet. Elles sont placées sous la Présidence du Ministre de la Santé et de l'Hygiène Publique, en Partenariat avec le Secrétariat du Conseil National de Sécurité .
(NB: Article révisé par le service communication l'ARSN)
Célestin KOUADIO 
c.kouadio@acturoutes.info

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